Le 25 juin dernier, le personnel médical de l’unité mobile d’ADRA Colombie s’est arrêté dans la ville de Bucaramanga, en Colombie, au parc Centenario, pour aider les migrants vénézuéliens en route vers la maison. Plus de 80 000 d’entre eux ont fait le voyage vers le Venezuela à pied en pleine crise de pandémie, car cette dernière a affecté leurs moyens de faire vivre leur famille en Colombie. Une photo d’ADRA Colombie.

Le 29 juillet 2020 | Bogota, Colombie | Laura Acosta, département de nouvelles de la DIA

L’Agence de développement et de secours adventiste (ADRA) en Colombie aide des centaines de migrants vénézuéliens qui retournent dans leur pays à pied après avoir perdu leur emploi en Colombie à cause de la crise pandémique.

Selon le dernier rapport de Migration Colombie qui date d’avril 2020, plus de 80 000 des 1 825 000 Vénézuéliens répandus dans toute la Colombie sont rentrés chez eux. Le gouvernement rapporte également qu’ils sont toujours nombreux à rentrer à la maison avec leurs effets personnels après avoir perdu leur logement et leurs moyens de subsistance.

Considérant cette situation, ADRA Colombie a garé son unité mobile adventiste sur le bord d’autoroutes et à des endroits stratégiques dans des villes comme Bogota, Medellín, Bucaramanga et Cúcuta, où de nombreux voyageurs s’arrêtent sur la route vers la frontière nord avec le Venezuela.

« Chaque semaine, l’unité mobile s’installe dans une ville prédéterminée avec une équipe qui sonde, par communication avec d’autres organismes, les routes et autoroutes les plus passantes afin d’être disponible dans les villes où la demande de soins physiques, psychologiques et spirituels augmente », a expliqué Jaír Flórez, directeur d’ADRA Colombie. Le voyage est d’environ 200 kilomètres et peut prendre quatre jours de marche ou plus dans des conditions météorologiques parfois difficiles, a-t-il ajouté.

Le 25 juin dernier, des migrants vénézuéliens attendaient au parc Centenario de Bucaramanga, dans le nord de la Colombie, pour recevoir des services médicaux. Une. Photo d’ADRA Colombie.

L’unité mobile adventiste, un projet commun entre ADRA International, ADRA Colombie et USAID, consiste en une équipe composée d’une infirmière, d’un fournisseur de soins préhospitaliers, d’une infirmière auxiliaire et d’un(e) travailleur/euse social(e). L’unité voit une moyenne de 30 personnes par jour, du lundi au vendredi, dans plusieurs villes désignées et points routiers.

Bon nombre des personnes vues par le personnel de l’unité mobile sont des personnes affectées par le long voyage à pied. Elles ont des problèmes de tension artérielle, différents types de maux corporels, des problèmes d’asthme ou un poids insuffisant. Certaines sont également des femmes enceintes.

L’unité mobile adventiste offre également des soins de base dans des villes comme Medellín et Bucaramanga pour les cas qui demandent un rendez-vous et des soins médicaux plus intensifs, des tests de laboratoire ou des médicaments prescrits par un médecin.

Les professionnels de la santé qui aident les gens dans le besoin ont dit que beaucoup sont reconnaissants pour ce service, pour une réponse à leurs besoins physiques, mais aussi pour l’écoute et l’espoir qu’ils ont reçus. « Nous leur donnons de la force pour poursuivre leur voyage en ces temps difficiles, a dit Mauricio Cancelado, un infirmier qui aide des dizaines de personnes chaque semaine. En ADRA, ils trouvent un ami qui les soutient et qui ne les abandonne pas. »

Le 13 juin dernier, l’unité mobile était garée sur le bord d’une route principale entre Cúcuta et Bucaramanga, dans le nord de la Colombie, où des voyageurs vénézuéliens retournent à pied dans leur pays. Une photo d’ADRA Colombie.

M. Cancelado a mentionné que beaucoup d’entre eux remercient Dieu pour l’Agence et les Colombiens pour leur aide. « Lorsqu’ils voient la preuve que quelqu’un les écoute, les aidera et les soulagera pour la suite de leur périple vers le Venezuela, ils sont touchés. »

En plus de l’assistance aux voyageurs vénézuéliens, les membres de la communauté peuvent également recevoir une attention médicale pendant que l’unité mobile est arrêtée près d’un parc ou dans un lieu désigné pour aider les gens dans le besoin, a dit M. Flórez. « Cet ajout nous a permis d’être vus et mieux acceptés par la population migrante. » Aussi, les responsables gouvernementaux de Bucaramanga et du reste du pays voient ADRA comme étant complémentaire aux autres services offerts par le gouvernement.

Puis, selon M. Flórez, d’autres organismes, comme la Croix-Rouge en Colombie, Aldeas infantiles SOS, World Vision et le Humanitarian Network ont participé aux activités de complémentarité avec ADRA Colombie. Par exemple, World Vision a donné 1 000 trousses d’hygiène à ADRA Colombie pour les voyageurs vénézuéliens qu’ADRA reçoit dans son unité mobile chaque semaine.

Depuis mai dernier, plus de 1 500 Vénézuéliens ont reçu l’aide gratuite de l’unité mobile adventiste durant leur périple vers la frontière avec le Venezuela, toujours d’après le rapport de M. Flórez. Ce projet d’intervention médicale d’urgence devrait prendre fin à la mi-novembre, mais les dirigeants d’ADRA demandent un prolongement sans frais aux donateurs afin d’aider plus de personnes.

Le 13 juin dernier, une personne recevait l’aide d’une professionnelle de la santé de l’unité mobile d’ADRA Colombie dans la ville de Corcova, sur la route principale qui lie Bucaramanga à Cúcuta, en Colombie. Une photo d’ADRA Colombie.

ADRA Colombie soutient les migrants vénézuéliens et leur famille depuis 2019 par l’entremise de divers projets, comme l’enseignement de pratique d’hygiène, de santé sexuelle et reproductive et de mesures préventives de la COVID-19 ainsi que la distribution de nourriture.

Pour en apprendre davantage sur ADRA Colombie et ses projets, veuillez vous rendre sur adracolombia.org.

Top news

En Inter Amérique, les dirigeants de l’Église envisagent d’élargir les Ministères Adventistes des Possibilités
L’importance de l’École du Sabbat
Au Costa Rica, les enseignants adventistes continuent de témoigner auprès des élèves et de leurs familles pendant la pandémie