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Le pasteur Samuel Telemaque, directeur de l’École du Sabbat et chargé des missions interculturelles à travers l’Inter Amérique, intervient lors d’une formation en ligne visant à motiver les pasteurs, les dirigeants de mission et les membres actifs à aller vers les groupes de populations à travers le territoire. Le programme en ligne s’est déroulé le 11 janvier 2020 depuis Miami, en Floride, aux États-Unis. [Photo : Keila Trejo / DIA]

21 Janvier 2020 | Miami, Floride, États-Unis | Libna Stevens / DIA

Les dirigeants de l’Église adventiste du septième jour dans la Division Inter Américaine (DIA) vivent un changement dans l’évangélisation dans tout ce territoire qui connait une croissance rapide. Pas dans les méthodes traditionnelles d’implantation d’églises dans un groupe particulier de personnes ou une culture particulière, mais dans l’implantation d’églises au sein de groupes de populations qui dépassent les frontières de l’ethnicité, de la culture et des croyances. C’est un changement qui est en route depuis plusieurs années et qui a conduit à une session spéciale de formation interculturelle en ligne le 11 janvier 2020.

« Notre objectif principal est de vous apporter de nouvelles connaissances, de nouvelles compétences et de nouvelles attitudes au sujet de l’implantation de nouvelles églises parmi les groupes ethniques en croissance, les communautés de migrants et d’autres dans toute l’Inter Amérique, » a déclaré pasteur Samuel Telemaque, directeur du département de l’École du Sabbat et chargé des missions interculturelles en Inter Amérique, et principal organisateur du programme. « C’est la mission interculturelle. »

Au début du programme, pasteur Telemaque a expliqué le processus pratique d’implantation d’églises aux pasteurs, aux responsables de mission et aux membres d’église actifs afin qu’ils puissent mieux comprendre l’enseignement biblique sur la démarche envers les gens de toutes les nations.

Pasteur Jeff Scoggins, directeur de Mission Globale et des initiatives de planification stratégique pour l’Église adventiste mondiale [Photo: Keila Trejo / DIA]

« Le processus d’entrée commence par la prière, rechercher la direction du Saint-Esprit, puis évaluer les besoins des gens, apprendre quelles sont leurs valeurs et identifier quelqu’un au sein de cette communauté qui permette de mieux connaître le groupe, » a dit pasteur Telemaque. Ensuite, le processus qui suit est la mise en place de relations sociales avec les gens de la communauté, a-t-il dit. Cela signifie parler, écouter et aider les autres à répondre à leurs besoins urgents, présenter des conférences sur la santé, consolider les familles, organiser des activités sportives et d’autres activités qui intéressent le groupe. « Le processus passe ensuite à l’acceptation à travers laquelle ils vous acceptent dans la communauté parce que vous devenez un ami pour eux. »

Après une période qui pourrait s’étaler sur quatre à six mois ou plus, le processus passe à la phase d’enseignement, à la prédication et à la proclamation de la Parole de Dieu, a expliqué Samuel Telemaque. « Il est important que vous leur disiez qui est Dieu, ce que Dieu a fait pour eux et la responsabilité qu’ils ont maintenant envers Christ par rapport au salut, » a-t-il dit. Un groupe de croyants est formé et la formation de disciples se poursuit alors qu’ils sont intégrés dans la vie de l’église. « Nous devons contextualiser la Parole de Dieu. »

Les stratégies de la mission interculturelle en Inter Amérique se sont renforcées, les dirigeants ayant vu la croissance des communautés hispaniques, chinoises, musulmanes et mayas.

« C’est le bon moment pour proposer une formation supplémentaire aux personnes sur ces problèmes urgents que nous avons commencé à aborder, » a dit pasteur Telemaque. La langue est un obstacle majeur, a-t-il expliqué. La culture aussi.

Petras Bahadur, directeur du Centre Mondial des Relations entre Adventistes et Musulmans pour l’Église adventiste mondiale [Photo : Keila Trejo / DIA]

L’un des principaux défis dans la mission est de comprendre qu’il existe des différences de vision du monde. « Nous voyons les choses avec une perspective occidentale – nous mettons l’accent sur la culpabilité et la loi, l’individualisme, tandis que des groupes de population comme les chinois, les musulmans et les hindous, voient les choses avec une vision du monde orientale – une vision du monde linéaire où tout mène à un objectif défini, » a déclaré pasteur Telemaque.

Jusqu’ici, il y a dix centres d’influence qui fonctionnent en Inter Amérique. En outre, deux familles missionnaires chinoises servent, une au Panama et une au Honduras. Une nouvelle famille missionnaire chinoise devrait arriver en République Dominicaine le mois prochain et une autre famille à Mexico, en avril 2020.

Le programme de quatre heures comprenait des présentations qui ont permis de comprendre en profondeur les différents aspects de l’implantation d’églises, la démarche consistant à aller vers les réfugiés et à exercer un ministère auprès d’eux, l’évaluation des besoins des familles musulmanes et la mise en place du ministère adéquat pour les atteindre, et la façon d’atteindre la culture chinoise et la diaspora française.

De plus, les principaux dirigeants de l’Église adventiste mondiale ont abordé la façon de déployer des pionniers de Mission Globale en Inter Amérique, comment devenir des missionnaires de carrière, établir le contact et exercer un ministère auprès des groupes de population autochtones, explorer les opportunités actuelles de bénévolat, comment faire une demande de financement pour les centres d’influence, et bien plus.

Edmund Cao, directeur de la Mission Globale Chinoise à Hong Kong, intervient lors du programme de formation en ligne qui a duré quatre heures, le 11 janvier 2020. [Photo : Keila Trejo /DIA]

Selon Samuel Telemaque, les estimations du nombre de Chinois sur le territoire de la DIA font état de plus de 130000 au Panama, en République Dominicaine et au Suriname. Plus d’un million de musulmans vivent à Trinidad et Tobago et au Guyana. Plus de 300000 hindous vivent à Trinidad, au Suriname et au Guyana. Les réfugiés et les groupes de populations autochtones se comptent en milliers.

« En Inter Amérique, nous sommes engagés dans cette tâche consistant à implanter de nouvelles églises pour Dieu et à développer le Royaume de Dieu dans les différents groupes de populations en Inter Amérique, » a dit pasteur Telemaque. La DIA est en tête des initiatives et des projets de mission interculturelle dans toute l’Église adventiste mondiale, a-t-il ajouté.

Parmi les intervenants il y avait : Jeff Scoggins, directeur de Mission Globale et des initiatives de planification stratégique pour l’Église adventiste mondiale; Petras Bahadur, directeur du Centre Mondial des Relations entre Adventistes et Musulmans pour l’Église adventiste mondiale; Terri Salee, coordinatrice des Ministères Adventistes auprès des Réfugiés et des Immigrants pour la Division Nord-Américaine; Edmund Cao, directeur de la Mission Globale Chinoise à Hong Kong; Esteban Ricardo Palacios, directeur de Initiatives du Ministère et directeur du Champ de l’Afrique pour Adventist Frontier Mission ; et Leonard Johnson, secrétaire exécutif de la DIA; Max Laurent, secrétaire itinérant qui supervise la diaspora française; Janelle Scantlebury de Adventist Volunteers, et Kern Tobias, président de l’Union Caribéenne.

Pasteur Max Laurent (à droite), secrétaire itinérant supervisant la diaspora française, explique la diversité des groupes de populations francophones à travers le territoire. Suzanne Babshaw traduit en anglais. [Photo : Keila Trejo]

Pour voir la session de formation interculturelle en ligne organisée par l’Inter Amérique, suivez le lien :

ICI pour l’anglais

ICI pour l’espagnol (une retransmission en ligne mise à jour sera bientôt disponible)

ICI pour le français

Pour visiter notre galerie de photos du programme en ligne, cliquez ICI

Traduction: Patrick Luciathe

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