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Mario E. Ceballos, directeur/endosseur de l’Organisation du service mondial de la Conférence générale et directeur du Ministère de l’aumônerie adventiste. Une photo d’Adventist News Network.

Le 29 avril 2019 | Silver Spring, Maryland, États-Unis | Deena Bartel-Wagner

Le congrès qui a eu lieu les 10 et 11 avril derniers au siège social de la Conférence générale à Silver Spring, dans l’état américain du Maryland, et qui avait pour thème « Les adventistes du septième jour et le service militaire » portait principalement sur la position officielle de non-combattance de l’Église.

« Traditionnellement, l’Église adventiste du septième jour prône le statut de non-combattant », a dit Mario E. Ceballos, directeur/endosseur de l’Organisation du service mondial de la Conférence générale et directeur du Ministère de l’aumônerie adventiste.

« Les dirigeants de l’Organisation du service mondial des unions et des divisions doivent comprendre la position de l’Église afin de subvenir aux besoins des membres de leur territoire, a-t-il dit. Bien que l’Église recommande la non-combattance, nous offrirons toujours des soins pastoraux et des ressources religieuses pour soutenir le bien-être spirituel des adventistes du septième jour qui servent en uniforme. »

La position officielle actuelle, votée à la Session de la Conférence générale de 1954 et réaffirmée par une prise de mesures au Concile annuel de la Conférence générale des adventistes du septième jour du 14 au 29 octobre 1972 à Mexico, au Mexique, va comme suit :

La chrétienté sincère se manifeste dans la bonne citoyenneté et la loyauté envers le gouvernement civil. L’éclatement de guerres entre les hommes ne modifie aucunement l’allégeance suprême et la responsabilité du chrétien envers Dieu ni son obligation de pratiquer ses croyances et de donner la priorité à Dieu.

Ce partenariat avec Dieu par Jésus-Christ, qui est venu dans ce monde, non pas pour détruire la vie des hommes, mais pour sauver ces derniers, amène les adventistes du septième jour à prôner une position de non-combattance afin de suivre leur Maître divin en ne prenant pas la vie humaine, mais en faisant plutôt tout leur possible pour la sauver. En acceptant leurs obligations citoyennes ainsi que les avantages qui les accompagnent, leur loyauté envers leur gouvernement exige qu’ils soient prêts à servir leur état dans n’importe quelle capacité non combattante (civile ou militaire, en temps de guerre ou de paix, en uniforme ou non) qui contribuera à sauver des vies. Ils ne demandent qu’à pouvoir servir dans des capacités qui ne violent ni leur conscience ni leurs convictions. (Traduction libre)

Cet énoncé ne constitue pas une position rigide à laquelle sont liés les membres de l’Église, mais il peut servir de ligne directrice tout en laissant les membres libres d’évaluer d’eux-mêmes chaque situation.

Des érudits et des dirigeants du Séminaire de théologie adventiste du septième jour de l’Université Andrews, du bureau des archives, des statistiques et de la recherche de l’Église adventiste du septième jour (ASTR), de la division intereuropéenne et du département des affaires publiques et de la liberté religieuse de l’Église adventiste comptaient parmi les orateurs du congrès.

Ils ont notamment présenté l’histoire de la position de non-combattance de l’Église, les visions du monde biblique et contemporaine sur la violence, un aperçu des positions de non-combattance au sein du christianisme à travers les âges et une étude de la signification du sixième commandement d’Exode 20. Les participants en ont également appris sur les guerres et les génocides de l’Ancien Testament ainsi que les enseignements sur la guerre et la non-combattance du Nouveau Testament.

Ils ont aussi pu soumettre des questions à deux panels de discussion portant sur les meilleurs moyens de communiquer la position de l’Église avec les membres du monde entier et d’aider ceux qui servent en uniforme.

Le contre-amiral retraité Darold Bigger a parlé de son parcours d’abord comme étudiant au séminaire qui composait mal avec l’idée de la combattance puis comme aumônier de la Marine américaine.

Lors de sa conclusion, M. Bigger a cité Le ministère de la guérison : « Dans nos rapports avec nos semblables, manifestons de la sympathie, de l’indulgence et de la maîtrise personnelle. Nous différons les uns des autres; nous avons tous des dispositions, des habitudes, une éducation qui nous sont particulières. Chacun a ses propres opinions. Notre compréhension de la vérité, nos idées sur les problèmes de la vie pratique ne sont pas en tout point les mêmes. » (P. 417)

Le président de l’Église adventiste, Ted N. C. Wilson, a clôturé le congrès en réaffirmant que l’Église adhère toujours à la position votée en 1972 qui prône la non-combattance, mais il a reconnu que la question demeure une décision individuelle et personnelle.

« Notre position au sein de l’Église comme corps collectif est pour la non-combattance, a-t-il affirmé à son auditoire. Mais l’Église est composée de personnes. Et toute personne est dotée d’une conscience. À ce sujet, nous avons choisi de n’imposer aucune opinion particulière, mais d’émettre des recommandations et des encouragements en harmonie avec notre compréhension de la Bible. »

L’Organisation du service mondial et national, entité intégrée au Ministère d’aumônerie adventiste, est le bureau officiel des relations militaires de l’Église adventiste du septième jour. Elle a pour mission principale d’offrir des soins pastoraux et des ressources religieuses pour soutenir le bien-être spirituel des adventistes du septième jour qui servent leur nation dans tous les aspects du service gouvernemental, en uniforme ou non, notamment au sein des forces armées ou des autorités policières.

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