Le 26 avril 2019 | Silver Spring, Maryland, États-Unis | Marcos Paseggi, Adventist Review

L’une des revues d’affaires les plus réputées aux États-Unis a récemment publié un article sur les adventistes du septième jour et leur relation avec la santé et l’argent.

Le rapport de 1 900 mots présenté dans le magazine Forbes du 16 avril dernier et intitulé How the Oldest People in America’s Blue Zone Make Their Money Last (« Comment les aînés de la “zone bleue” américaine font durer leur argent ») a été écrit par le contributeur Richard Eisenberg.

L’auteur a visité Loma Linda, en Californie, l’une des « zones bleues », terme créé par l’auteur du National Geographic Dan Buettner pour désigner les « poches de longévité » du globe. Loma Linda est donc considérée comme étant l’une de ces poches, car un pourcentage considérable de ses résidents sont en santé et actifs passé 80 ou 90 ans, voire plus. Et, comme l’a reconnu l’article, bon nombre de ces personnes sont des adventistes du septième jour.

Dans son article, M. Eisenberg parle de la façon dont les adventistes du septième jour mangent, travaillent, font de l’exercice et se gardent socialement actifs. De plus, en harmonie avec l’intérêt particulier du magazine Forbes pour les finances et l’investissement, il aborde la manière dont ce groupe épargne et dépense son argent, surtout lors de la retraite.

Au-delà des choix alimentaires

Sans surprise, l’article du Forbes mentionne que les adventistes du septième jour, qu’Eisenberg décrit comme étant « énergiques, joyeux et socialement actifs », « ne boivent généralement pas d’alcool et ne fument pas non plus ». Il écrit également qu’ils « sont nombreux à être végétaliens et qu’ils préfèrent les noix ».

Mais l’auteur ne s’attarde pas à leurs choix alimentaires autant qu’à l’attention que portent beaucoup de ces résidents à l’exercice, aux loisirs et aux relations sociales. Il cite ainsi le directeur municipal de Loma Linda, Jarb Thaipejr : « La vitalité est une bonne façon de décrire les aînés de Loma Linda. Leur mentalité est différente… Plutôt que de penser à la compétition, ils se concentrent sur les aspects de communauté, de compassion et de collaboration. »

  1. Eisenberg cite également Michael Orlich, l’un des principaux chercheurs de ce qu’il a appelé « l’étude célèbre sur la santé des adventistes de l’Université de Loma Linda ». M. Orlich a fouillé les preuves scientifiques qui montrent une réduction des risques encourus par ces gens de développer notamment des maladies cardiovasculaires et de nombreux types de cancers. Ou, comme M. Orlich l’a expliqué à M. Eisenberg, les adventistes du septième jour semblent développer ces maladies beaucoup plus tard dans leur vie.

Les adventistes du septième jour et l’argent

Naturellement, l’article du Forbes a parlé de la relation des adventistes avec l’argent, surtout lors de leurs années de retraite. M. Eisenberg a mentionné qu’aux États-Unis, le manque d’argent avant de mourir a récemment été identifié comme la plus grande crainte des aînés.

Les adventistes du septième jour de Loma Linda, a expliqué M. Eisenberg, ont généralement une approche différente. « Ils n’ont pas tendance à avoir peur de manquer d’argent… car ils ont pris soin de bien épargner et investir. »

L’article cite aussi le pasteur à la retraite Dan Matthews, qui a expliqué à M. Eisenberg comment fonctionne le système de dîmes et d’offrandes des adventistes. « L’argent que nous gagnons… ne nous appartient pas totalement : il y a 90 % pour nous; le reste appartient à Dieu. Nous retournons toujours… une dîme de 10 %, qui se transforme probablement bien souvent en 20 %. »

  1. Eisenberg insiste également sur la sobriété des adventistes de Loma Linda, car ils ne dépensent aucun argent en cigarettes et en alcool. Ils évitent d’acheter de la viande et cultivent souvent leurs propres légumes. Enfin, ils mangent au restaurant avec modération.

Là où la santé et l’argent se croisent

L’article du Forbes établit un lien entre la santé et l’argent observé chez les adventistes de Loma Linda. Leur alimentation et leur vie active, y est-il expliqué, peuvent contribuer à leurs dépenses peu élevées en soins de santé.

L’article souligne également le rôle des groupes d’étude de la Bible et des cercles d’amis présents chez les adventistes de Loma Linda, qui, selon M. Eisenberg, « aident à soulager les préoccupations financières ».

« Les adventistes de Loma Linda sont plutôt joyeux et sociables, ce qui les aide à maîtriser leur niveau de stress ainsi que, conséquemment, leurs dépenses en soins de santé », a écrit M. Eisenberg. Il cite le résident Leland Juhl, âgé de 94 ans : « Le stress est assurément mortel; mais avec la prière et le fait de tout remettre entre les mains de Dieu, nous sommes moins stressés. »

Imiter les adventistes du septième jour

Dans son texte élogieux, M. Eisenberg appelle ses lecteurs à noter et à mettre en pratique certaines des habitudes de vie saine et de gestion financière des adventistes du septième jour.

Il insiste sur le fait que tout commence par l’attention que l’on porte à notre santé. Selon lui, cela peut non seulement nous épargner des milliers de dollars en soins de santé lors de nos années de retraite, mais aussi nous aider à mieux planifier nos finances.

« Étant donné que les résidents de Loma Linda s’attendent à vivre longtemps, ils pensent à des façons de bien vivre et de ne pas manquer d’argent », a écrit M. Eisenberg.

Il appelle également ses lecteurs à imiter l’ardeur des adventistes au travail comme moyen de se garder en forme, tant mentalement que physiquement.

Bob Bass, un résident de Loma Linda de 86 ans, a dit ceci à M. Eisenberg : « En plus de la rémunération qui l’accompagne, le travail vous aide à demeurer mentalement alerte, ce qui est bon pour la santé. »

Et cette ardeur au travail, toujours selon M. Eisenberg, est chaque semaine suivie d’un jour de repos bien mérité, car les adventistes cessent de travailler au coucher du soleil le vendredi jusqu’au coucher du soleil le samedi.

Le souci de la santé est axé sur le maintien et l’agrandissement du réseau social, la planification consciencieuse des investissements et le fait de tirer un maximum des avantages gouvernementaux offerts aux aînés. Ces éléments, croit M. Eisenberg, peuvent grandement aider les gens à bien profiter de leur retraite.

Voilà des éléments qui « pourraient aider les gens à faire durer leur argent n’importe où », a-t-il dit.

Traduction : Marie-Michèle Robitaille

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