Le 22 juin 2004 Strasbourg, France…

Restreindre l’étalage de symboles religieux en public – comme la France l’a fait récemment dans l’affaire des foulards islamiques, les calottes Juives (yarmulkes), les kippas et « les grandes » croix chrétiennes – créera plus de problèmes que de telles interdictions n’en résoudront, ont déclaré des experts en liberté religieuse qui se sont rencontrés ici la semaine dernière.

Parmi les experts, il y avait des protestants, des catholiques et des laïcs venant de pays différents et de religions diverses lors de cette sixième rencontre sur les Symboles Religieux dans le domaine Public du 17 au 20 Juin.

Cette réunion avait été convoquée par l’Association Internationale de Liberté Religieuse, une organisation multiconfessionnelle, organisée par l’Église Adventiste Septième Jour, depuis plus d’un siècle.

« Ces personnes sont de vrais experts dans l’Association Internationale de Liberté Religieuse. Chacun d’eux exerce une certaine influence, » déclare docteur John Graz, secrétaire général de l’IRLA et représentant de l’Église Adventiste à cette réunion. « Ç’était vraiment important pour nous de réunir ces gens, » a-t-il ajouté.

En Europe, selon Graz, une question se pose : comment accepter l’utilisation de symboles religieux en public.

Dans beaucoup de pays ce n’est pas un problème, tant qu’il ne cause pas d’ennui.

« D’autres pays veulent protéger leurs écoles publiques de l’extrémisme – des musulmans radicaux en particulier. La France est très restrictive. Non seulement face aux écharpes Musulmanes, mais aussi face à tous les symboles religieux qui sont visibles. »

« En France, de nouvelles réglementations donnent à entendre que l’absence systématique du samedi pourrait être considérée comme un symbole religieux. Une demande d’autorisation d’absence hebdomadaire systématique – comme parmi les Juifs et les Adventistes du Septième Jour, entre autres – pour observer le Sabbat biblique, peut être refusée s’il y a incompatibilité avec le programme scolaire, selon les lois françaises. »

« Une absence systématique en un jour particulier de la semaine est aussi considérée tout comme un symbole religieux, » dit-il. « Le fait que vous n’allez pas à l’école régulièrement le samedi pourrait indisposer les enseignants et les étudiants des écoles publiques. »

Une évaluation aura lieu un an, après la mise en application de la loi, a indiqué Graz.  

Le groupe d’experts de la IRLA a décidé de donner suite à la question et d’assister les étudiants qui rencontreraient des difficultés.

Ils travailleront sous le couvert de l’Association Internationale pour la Défense de la Liberté Religieuse (AIDLR) et de la section française (IRLA).

L’IRLA, organisée par les membres de l’Église Adventiste du Septième Jour, avec des statuts datant de 1893, est une organisation non confessionnelle, établie pour promouvoir et défendre la liberté religieuse en faveur de tous groupes et peuples du monde entier.

Pour plus d’information sur le groupe, visitez le site : www.irla.org.

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